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Le 6 juillet 2002, le maître Cheikh El-Hasnaoui nous quittait, à l'Ile de la Réunion où il a passé les quatorze dernières années de sa vie. Comme lui, beaucoup de grands maîtres de la chanson kabyle tels que Farid Ali, Zerouk Alloua, Slimane Azzem, sont morts en exil, ignorés par les pouvoirs politiques ou parfois même interdits de diffusion.
Dans mon dernier album "Among Brothers" ("Entre frères"), les chansons "Inas" et "Itidj" sont un hommage aux maîtres.

 

 

La voix du Maître
Cheikh El-Hasnaoui

Le premier jour où je l’ai entendue, la voix de Cheikh-El-Hasnaoui m’a séduit et a creusé une jarre de vie dans mon cœur. Après avoir été séduit par sa voix mélodieuse, je commençais à comprendre ses textes, et avec le temps, son jeu unique de la mandole me faisait vibrer.

J’étais alors très jeune et j’ai rêvé de le rencontrer un jour, même si, à cette époque, tout cela me paraissait irréalisable, au vue de ma situation en Algérie : ni argent, ni confiance en moi, alors comment croire à ce rêve si lointain, au-delà de la mer ?

 

 

ce n'est pas encore le moment...

En décembre 1989, j’ai reçu la visite à Bruxelles de mon ami Mohammed Manssri qui travaille à la radio algérienne Chaîne 2 (radio kabyle) : il était venu me rendre visite d’Algérie et voulait me parler de Cheikh El-Hasnaoui, qui habitait à l’époque à Nice, dans le sud de la France. Il rêvait, tout comme moi, de le rencontrer et pourquoi pas l’interviewer pour la radio kabyle (au cours de toute sa vie, ni la télévision, ni la radio algérienne n’avaient filmé, ni interviewé Cheikh El-Hasnaoui) : ce serait une première, dans l’histoire de la radio algérienne depuis son existence.
L’invitation (improvisée) de mon ami à l’accompagner à Nice pour rencontrer Cheikh m’aurait permis d’approcher un peu plus la réalisation de mon rêve, mais vue ma situation financière et administrative (j’étais sans papier), le risque était grand et notre plan n’était pas bien préparé….Ce n’était que partie remise, lors d’une prochaine visite de MANSSRI à Bruxelles !!

je commence à m'impatienter...

     
Abdelli >